Anges du Chaos
Mis en scène par Frédéric Valet
Le texte de la pièce est tiré de l’ouvrage “Saintes familles” publié aux éditions Théâtrales.

L'histoire
Une maison dévastée par un cambriolage. Quatre personnages qui s’aiment, mais se déchirent parce qu’ils n’osent pas se le dire. Les situations paroxystiques où éclate la violence des rapports familiaux, et où tout se joue en un jour et une nuit. Tel est le cadre de la pièce « Anges du chaos », tragédie moderne de Michel Azama et troisième volet de sa trilogie Sainte Famille.
C’est pendant que le père meurt à l’hôpital, que surgissent les fantômes dans la maison vide: Sarah retrouvera son grand frère dont elle est secrètement amoureuse et Pascaline, son fils inconnu. Durant cette nuit les démons, les désirs cachés seront réveillés, stimulés comme dans les cauchemars, pour disparaître au lever du jour. Nuit tumultueuse et libératrice, au terme de laquelle chacun pourra enfin vivre et s’assumer.
Choix artistique et mise en scène
Tout commence par un prologue de marionnettes.
Projetée sur des paravents, une vidéo représente une fourmilière grouillante.
En voix-off, le texte est chuchoté : «nous sommes éphémères si éphémères… Pendant ce début le public doit deviner plutôt que voir, tendre l’oreille plus qu’entendre. Tout paraît sourd, mal formé, comme un monde en gestation.
Première scène : Pascaline, mère symbolique, rescapée des camps, Pascaline saoule du matin au soir. Cette maison dévastée c’est elle.
Pascaline et Sarah reviennent de l’hôpital où le père est mourant.
À partir de cet instant, cette folle journée va pouvoir commencer. Rien d’attendu, des surprises, des secrets, ces quatre personnages se déchireront avec autant de force que leur amour les unit.
Dernière scène : Au petit matin le téléphone sonne, le père vient de mourir…Alors tout peut commencer.
Pascaline se sentira libérée, Freddy et Sarah pourront enfin s’entendre, se regarder, s’aimer peut être...
Quant au jeune homme, celui qu’on n’a pas guéri, celui qui a été chassé par son père, cet homosexuel brisé par ces rencontres, ces errances nocturnes, va pouvoir enfin dire ce qui l’a fait revenir, devenir transsexuel.
Anges du chaos » nous fait basculer d’un monde à un autre, nous surprenant toujours jusqu’au dernier instant.
La scénographie
Une maison dévastée après un cambriolage… Azama nous dit en avant propos :
«Un théâtre encombré est bien souvent un théâtre immobile. »
Un plateau vide, si ce n’est les deux panneaux blancs sur roulettes permettant de les utiliser comme castelet ou d’y projeter des vidéos. Ils seront à différentes places au court du spectacle, suivant l’action.
Le «ring» espace des personnages, doit être sombre, lugubre. Par contre tout ce qui est l’univers des marionnettes à l’inverse, doit être très lumineux voir acidulé, pour rompre avec le «ring».
Certaines scènes de marionnettes seront interprétées par les comédiens masqués, je pense aux scènes de drague entre le gigolo et le micheton, mais toujours dans ce même espace de marionnettes.
Parfois, la lumière peut venir uniquement des projections photo ou vidéo.
Pour la toute fin du spectacle je tiens à ce qu’il y ai un contraste violent avec tout le reste de la représentation, comme si on brûlait «carnaval» ou bien qu’une fête foraine investisse le plateau, pétards, ballons, confettis…
Les marionnettes
Comment traiter l’univers des marionnettes, leur style, leurs places,
et le sens qu’elles prendront dans le spectacle ?
Michel Azama ne nous donne peu d’indication scénographique pour le traitement des marionnettes et, est ce uniquement des marionnettes? Je désire traiter un monde parallèle urbain, en écho aux scènes précédentes fantasmatiques ou hallucinatoires. Je pense particulièrement au personnage du jeune homme, revivant ou revoyant des scènes de sa vie.
Azama propose deux thèmes dans ces ponctuations marionnettistes.
1) le monde moderne froid et implacable : les S.D.F., le clonage, etc.…
2) la sexualité : micheton/gigolo, homosexuel honteux, une strip-teaseuse.
Dans cette dernière partie je tiens à faire directement référence à l’homosexualité du jeune homme.
Le curé repentant sera joué par le jeune homme, le gigolo et le micheton seront joués par le jeune homme et Freddy et la strip-teaseuse uniquement par le jeune homme.
Je ne désire pas traiter ce monde parallèle uniquement avec des marionnettes mais en y utilisant des vidéos, photos, masques et ombres.
Deux mondes : l’un incarné que je nomme le «ring» et le «chœur moderne», marionnettes et vidéo.
Les costumes chics et de notre temps
Pascaline :
Elle est habillée comme une bourgeoise se rendant à la messe, avec toujours un sac à la main.
Sarah :
Élégante mais simple, jeune fille B.C.B.G.
Le jeune homme :
Il doit trancher avec le reste des personnages. Pantalon de cuir bien usé, débardeur, rangers.
Freddy :
On doit voir qu’il a fait des efforts pour être bien habillé pour aller voir sa mère. Mais quelque chose «cloche» des couleurs trop vives ? Ou une cravate ?
Equipe artistique :
Mise en scène : Frédéric VALET
Assistant à la mise en scène : Kévin HAGUENIER
Pascaline : Nathalie SCHMIDT
Sarah : Vanessa MOSKOVOSKY
Le jeune Homme : Stefan SPEEKENBRINK
Freddy : Manuel DIAZ
Création sonore : PIT PAR CŒUR et Alain MICHON
Création des marionnettes : Philippe SEGURA
Création lumière : Benoît COLARDELLE
http://sceneact.fr
http://www.labulle-haute-saone.com
Création des costumes : Natacha ALTMAN
Diffusion : Joëlle PAVILLON-BARRE



Ce projet est soutenu par le Conseil Général du Var, le Conseil Régional PACA, Théâtres en Dracénie.